mardi 6 janvier 2015

Tristesse

Putain de vie de merde où ne cesse la cohue des montagnes russes, des hauts et des bas, de l’espoir au désespoir, ne sachant jamais où s’arrêter, sur quelle attente ou sur quel manque, largué dans la tête entre mil valeurs qui, souvent, sont en complètes contradictions.

J’aimerai que ce soit fini, savoir enfin à quoi me raccrocher, à quelle illusion ou idée m’enlacer, mais rien n’y fait, il n’y a qu’incertitude et une profonde tristesse. Tristesse de cette vie qui a été la mienne, qui est tout sauf un parcours exemplaire, tristesse de mon histoire avec Cynthia car depuis que la maladie est apparue, la joie a disparue.


(6 janvier 2015)

jeudi 1 janvier 2015

Déclaration

Je t’aime, je t’aime, je t’aime et pourtant rien n’est dit.
Je t’aime, je t’aime, je t’aime et pourtant reste un gouffre.
Je t’aime, je t’aime, je t’aime et pourtant c’est bien plus.
Je t’aime, je t’aime, je t’aime et pourtant même la mer est moins pleine.
Je t’aime, je t’aime, je t’aime et pourtant l’univers lui-même ne peut le contenir.

La langue française n’est pas assez riche, ses mots sont trop pauvres pour exprimer le sentiment, ce sentiment, celui qui ne ment pas, celui qui vous prend tel quel, aux tripes, aux couilles, au cœur et dans la tête. C’est cancérigène, il s’installe en douce et, petit-à-petit, fait son chemin jusqu’à vous envahir complètement. Mais en même temps c’est un tel délice que l’on en redemande. Voici la recette, voici comment l’on devient addict à un être, une personne, un individu qui se démarque d’office de tous les autres.

Tu es cet être et, loin de me ronger de l’intérieur, tu l’ouvres et le fais vivre.


(1 janvier 2015)

mercredi 31 décembre 2014

Voeux

Assis au comptoir d’un café, bien au chaud, je pense à toi, à la chaleur de ton corps que prochainement je serrerai contre le mien. Une fin d’année sans toi est un peu triste, mais de te savoir là dans quelques jours rends ces instants moins amers. Puisses-tu passer avec joie ce nouvel an, c’est tout ce que je te souhaite.

De mon côté je ne peux m’empêcher de penser à ma tumeur qui grossit et espère sincèrement qu’ils pourront appliquer la radiothérapie et que cette dernière, souhaitons-le, soit efficace. Il m’est insupportable de me penser comme une charge pour toi, ce que je suis déjà malheureusement, et puisque je ne peux plus être ni faire ce que je souhaiterai pour toi, je prends donc le parti d’essayer de faire ce que je pourrai faire pour toi dans l’avenir. J’espère juste ne pas devenir un légume, un tas de chair installé dans ta demeure, inerte, inactif, telle une viande morte.

Je t’embrasse de tout mon cœur.


(31 décembre 2014)